Francis Poulenc - Biographie


Francis Poulenc est un compositeur français de la première moitié du XXème siècle.

Auteur de près de très nombreuses mélodies, il s’illustre aussi dans d’autres genres (opéra, musique de chambre, œuvres pour piano, musique sacrée), et laisse des écrits qui témoignent de l’attachement qu’il porte à la langue.

Poulenc découvre le piano grâce à sa mère, qui lui parle des classiques, et grâce au pianiste Ricardo Viñes, son mentor spirituel, qui l’initie à la musique de son temps (Claude Debussy, Eric Satie, Manuel de Falla…). Viñes lui permet de s’introduire dans les cercles artistiques du moment, où il fréquente par exemple Jean Cocteau et Max Jacob. C’est notamment la découverte d’Igor Stravinski qui sera déterminante pour sa carrière de compositeur.
Au tout début de sa carrière, Poulenc prend part à la création du Groupe des Six composé d’Arthur Honegger, Darius Milhaud, Georges Auric, Louis Durey et Germaine Tailleferre : ces compositeurs s’assemblent pour réagir contre le romantisme, le wagnérisme, et dans une moindre mesure, l’impressionnisme. Entre commandes et inspirations plus personnelles, Poulenc crée aléatoirement ballets, parfois non dénués, œuvres religieuses ou œuvres instrumentales. Il reste très attaché à la voix qu’il met en avant dans ses nombreuses mélodies mais aussi dans des opéras.

Poulenc fait alterner dans ses pièces un grand sérieux, qui semble aller de pair avec sa foi profonde, et un sens prononcé de l’amusement et de la fantaisie.


Les chansons et mélodies

Poulenc a composé près de 200 mélodies ou chansons, la plupart accompagnées au piano, les autres par un orchestre de chambre ou un grand orchestre.

Les premières œuvres sont souvent des chansons légères telles Toréador (1918), chanson « hispano-italienne » ou le cycle Cocardes (1919) sur des textes de Jean Cocteau ; Poulenc était fasciné par le cirque, le music-hall et par des chanteurs comme Maurice Chevalier. À partir de sa rencontre avec le baryton Pierre Bernac, les mélodies se font plus lyriques, mettant en musique le plus souvent des poèmes de son cercle d’amis : Apollinaire, Louise de Vilmorin, Max Jacob et surtout Paul Éluard. Par la suite, il alterne les deux genres, revenant à la fantaisie avec, par exemple, en 1942 Chansons Villageoises, et en 1960 La Courte Paille.

Cocteau notait à propos des chansons et mélodies : « La particularité de Poulenc, c'est de mettre le texte en évidence. Le poème Liberté d'Éluard y gagne. On se demande si le texte ainsi chanté n'est pas la seule forme possible de déclamation d'un poème. »